La société de services financiers dédiés aux entreprises Qonto, licorne depuis le début d'année, a annoncé vendredi l'acquisition de son concurrent allemand Penta et augmente ainsi son nombre de clients de 20%.

L'Allemagne est un marché porteur pour Qonto puisqu'il est celui « qui a le plus crû depuis 18 mois », a expliqué à l'AFP un de ses fondateurs, Alexandre Prot, avec une croissance de 170% du nombre de ses clients l'an dernier, un chiffre attendu également cette année.

Qonto propose aux petites et moyennes entreprises ainsi qu'aux indépendants un ensemble de service de gestion financière : paiement mais aussi comptabilité ou facturation. La start-up revendique déjà plus de 250.000 clients dans quatre pays (France, Allemagne, Espagne, et Italie).

Penta, sa première acquisition, lui en apporte 50 000 supplémentaires (+20%). L'Allemagne deviendra le deuxième marché de Qonto après la France.

Le nombre de salariés passera quant à lui de 700 personnes à Paris, Berlin (bureau ouvert en juin 2021), Barcelone et Milan, à 900.

Penta se présente comme « la principale néo-banque pour les petites et moyennes entreprises et les indépendants ».

Lancé en juillet 2017, Qonto a intégré début janvier le club très fermé des licornes, ces jeunes sociétés technologiques valorisées plus d'un milliard de dollars, à la faveur d'une levée de fonds géante de 486 millions d'euros, valorisant l'entreprise 4,4 milliards d'euros.

La société communiquait alors sur la continuation de son expansion européenne, avec des investissements de 100 millions d'euros dans chacun des quatre pays où elle est présente.

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Cette enveloppe est mise à contribution pour le financement du rachat de Penta, en cash et en actions Qonto, dont le montant n'a pas été révélé.

Qonto ambitionne toujours de porter à 2.000 le nombre de ses salariés d'ici à 2025 et d'atteindre un million de clients au même horizon.

Alexandre Prot, l'un des deux fondateurs de Qonto, porte un nom de famille qui résonne dans le milieu bancaire : son père Baudouin Prot a dirigé BNP Paribas entre 2003 et 2011, avant d'en prendre la présidence jusqu'en 2014.

L'opération devrait être conclue dans les prochaines semaines. Aucune des deux sociétés n'est rentable pour le moment.