L'inflation élevée aux États-Unis est le résultat d'une conjonction de facteurs dont certains échappent au contrôle du gouvernement, a estimé jeudi le président de la banque centrale américaine, tout en admettant que le plan de relance de Joe Biden a contribué à la flambée des prix.

Auditionné devant la Chambre des représentants, Jerome Powell a abondé dans le sens d'un législateur qui listait les événements exceptionnels ayant contribué à l'inflation : les problèmes sur les chaînes d'approvisionnement mondiales liés au Covid-19, les confinements en Chine, la guerre en Ukraine.

« C'est plutôt une bonne description », a-t-il déclaré tout en soulignant que l'inflation était « largement tirée par la demande » aux États-Unis après la pandémie.

« Notre inflation est une conséquence d'une très forte demande, en partie tirée par (...) ce que le Congrès a fait pour soutenir l'activité (plan de relance, ndlr), et en partie tirée par ce que nous avons fait », à savoir ramener les taux d'intérêt proche de zéro en mars 2020, a-t-il également souligné.

L'inflation aux États-Unis est à un niveau jamais vu en plus de 40 ans. La flambée des prix s'est particulièrement accélérée dans le secteur de l'énergie depuis que la Russie a envahi l'Ukraine fin février.

Les prix à la pompe ont ainsi passé le cap des 5 dollars le gallon, pénalisant de nombreuses familles américaines.

Jerome Powell s'est pourtant dit convaincu de pouvoir agir pour tempérer la demande et souligné « l'engagement inconditionnel » des responsables de la Réserve fédérale (Fed) pour combattre l'inflation.

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Selon lui, la hausse des taux d'intérêt devrait modérer l'inflation sans nécessairement affecter la hausse des salaires ou la solidité du marché du travail.

De plus, M. Powell estime que la croissance américaine devrait rester solide au second semestre.

Il a par ailleurs de nouveau reconnu que la Fed avait sous-estimé la ténacité de l'inflation, ce qui explique que la remontée des taux ait tardé.