Le paquet de mesures de soutien au pouvoir d'achat préparé par le gouvernement d'Elisabeth Borne pourrait être présenté une semaine plus tard que prévu, le 6 juillet, en Conseil des ministres, a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement, tout en soulignant que son calendrier de mise en œuvre restait inchangé.

Le gouvernement, qui a fait du pouvoir d'achat sa priorité numéro un face à l'inflation et aux conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie, avait initialement laissé entendre que le texte serait présenté le mercredi 29 juin, dans le prolongement des élections législatives.

« Il est possible qu'il y ait une semaine de glissement et pas plus, ce qui pourrait nous amener au 6 juillet », a précisé Mme Grégoire lors du compte-rendu du Conseil des ministres, avancé d'un jour cette semaine en raison d'un déplacement du président Emmanuel Macron en Roumanie et en Moldavie mardi soir et mercredi.

Le chef de l'Etat avait indiqué, lors d'une rencontre vendredi avec les principaux leaders syndicaux, que les partenaires sociaux seraient consultés sur ce paquet de mesures dans le cadre du futur « Conseil national de la Refondation ».

Cette consultation pourrait conduire à retarder d'une semaine la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, a précisé une source gouvernementale.

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« Ce qui est essentiel pour le gouvernement, ce n'est pas tant le début du débat parlementaire que le vote de ce projet de loi attendu par les Français », a poursuivi la porte-parole.

« Notre objectif est toujours que (le texte) soit présenté le 29 juin ou le 6 juillet, que ces mesures - bouclier tarifaire, augmentation des retraites, point des fonctionnaires,... - soient effectivement de façon sonnante et trébuchante dans le portefeuille des Français au mois d'août », après un vote au Parlement, a-t-elle ajouté.