L'inflation, boostée par le conflit russo-ukrainien, touche fortement le secteur alimentaire, selon un rapport publié ce mercredi par l'UFC Que Choisir. Du côté de la restauration rapide par exemple, la flambée du coût de l'huile oblige à une hausse des prix.

Après les carburants, l'alimentation : l'inflation impacte toujours plus fortement les revenus des ménages français. Un rapport publié ce mercredi par l'UFC-Que Choisir dresse un constat clair : les produits alimentaires voient leurs tarifs grimper inexorablement, sous l'effet notamment de la guerre en Ukraine. Ainsi, « l'inflation sur les produits alimentaires atteint ce mois-ci un niveau inédit : la hausse est de 4,1% par rapport à avril 2021 », note l'association de consommateurs.

Alors que les produits alimentaires profitaient ces dernières années de la compétition entre les acteurs de la grande distribution pour voir leurs prix baisser, cette période touche à sa fin, estime l'UFC-Que Choisir qui développe : « Ce sont les fruits et légumes qui enregistrent la plus forte augmentation, suivis par les produits d'épicerie et les produits laitiers. »

Et les hausses ne s'arrêtent pas à ces produits. Les viandes commencent à connaître le même phénomène puisque l'Ukraine et la Russie sont des pays importants dans le commerce des céréales, base de l'alimentation des animaux d'élevage. Le porc a par exemple « augmenté de 35% depuis le début de l'année au marché de Plérin, le cours de référence dans la filière », assure l'UFC-Que Choisir.

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Les commerçants dans la restauration rapide sont également touchés par la situation. Kebabs, burgers... Toutes ces enseignes adeptes de la friture subissent de plein fouet la hausse du prix de l'huile de tournesol, passé de 640 euros la tonne mi-février à plus de 1 000 euros aujourd'hui. Avec 78% des exportations mondiales en temps normal, la défaillance actuelle de l'Ukraine et de la Russie pénalise le secteur.

Inflation : les consommateurs délaissent le bio et se ruent vers les produits les moins chers

Pour les grosses enseignes comme pour les plus petits kebabs, un défi s'impose désormais : réussir à répercuter cette hausse des prix sur les produits vendus, sans perdre les clients qui refuseraient de payer un prix jugé injuste.