Conséquence inévitable de l'inflation, les prix de nombreux produits grimpent. Une augmentation qui se fait ressentir dans les chariots des consommateurs. Ces derniers privilégient de plus en plus les produits « premiers prix » et renoncent aux marques nationales et aux produits bio.

L'inflation galopante impacte directement les habitudes des consommateurs. Alors que selon l'Insee, les prix à la consommation ont augmenté en mars de 4,5% sur un an, nos confrères de BFM Business constatent que les acheteurs descendent en gamme pour coller à leur pouvoir d'achat. Ainsi, une partie des consommateurs délaisse les marques nationales pour les marques distributeurs (MDD), moins chères.

Au sein de ces MDD, les produits « premiers prix » seraient davantage convoités. À l'inverse, les MDD bio ont chuté de 4,9% sur les trois premiers mois de l'année, selon les données du panéliste NielsenIQ. D'autres chiffres démontrent que les ventes de MDD « économiques » ont augmenté de 11% sur cette période, tandis que les achats de produits dits « premium » ont diminué de 3,4%.

Une tendance qui devrait durer

Selon une étude de l'Observatoire E.Leclerc, parue en février 2022, 94% des consommateurs français achètent des MDD au supermarché. Sollicitée par BFM Business, une experte en consommation explique que « l'alimentation est toujours la variable d'ajustement ». Selon elle, cette tendance devrait se poursuivre pendant « un petit moment ».

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Elle développe en citant la crise économique de 2008, à l'issue de laquelle une hausse de consommation de pâtes avait été observée jusqu'en 2016. Une situation qui, selon les informations de nos confrères, pourrait profiter aux enseignes spécialisées dans le hard-discount, comme Lidl, Aldi ou encore Leclerc.