Fixé au vendredi 26 novembre, le Black Friday 2021 a, en pratique, déjà débuté un peu partout. Comme chaque année, il va attirer les accros au shopping, mais aussi les arnaques.

Black Friday, Cyber Monday : inconnues il y a encore quelques années, ces opérations commerciales importées des Etats-Unis sont devenues des incontournables en France. Limitées d'abord à un journée, elles ont même tendance à se prolonger et à se transformer en Black Week ou Cyber Week.

Une aubaine pour les accros au shopping et les prévoyants qui peuvent en profiter pour faire leurs courses de Noël à moindre coût. Mais aussi pour les cybercriminels et autres arnaqueurs, qui tentent de tirer parti de cette frénésie consumériste. Voici quelques pièges à éviter.

Les fausses promos

« Repérez et comparez en amont les prix des biens et services que vous désirez acheter pour vérifier la réalité des réductions de prix ». Le conseil émane de la DGCCRF (1), qui vient de publier une alerte sur le Black Friday. En effet, certains commerçants peu scrupuleux peuvent être tentés de gonfler le prix de référence d'un produit, de façon à afficher une remise plus importante et donc accentuer artificiellement le sentiment de bonne affaire. La pratique n'est pas rare, même si elle est illégale.

Les vendeurs entretiennent en général, à dessein, un sentiment d'urgence. Malgré tout, prenez le temps de bien détailler les offres, de comparer les prix de référence avec ceux pratiqués ailleurs et soyez systématiquement méfiant face aux très grosses décotes, qui peuvent indiquer que le produit n'était pas initialement au prix affiché, ou qu'il s'agit d'une contrefaçon.

Les informations cachées

Toujours pour accentuer l'attractivité des offres, certains sites sont tentés de cacher certaines informations susceptibles de dissuader l'acte d'achat. Par exemple :

  • des frais de port, voire de douane, très importants ;
  • des délais de livraisons très longs.

Si les informations sur le coût et le délai d'acheminement n'apparaissent pas clairement en amont du paiement, passez votre chemin.

Autre obligation pour le vendeur, rappelée par la DGCCRF : les articles en promotion doivent bénéficier des mêmes garanties en matière de défauts de fabrication non apparents, de défauts de conformité ou de service après-vente que tout autre article.

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Les faux vendeurs

Les pratiques décrites ci-dessus, si elles sont hautement répréhensibles, relèvent de la filouterie à côté de ce qui suit. Les cybercriminels, en effet, sont prêts à aller beaucoup plus loin pour profiter de la frénésie. Certains n'hésitent pas, ainsi, à créer de fausses boutiques en ligne ou des clones de boutiques connues, remplies de promotions mais aussi de produits imaginaires dont vous ne verrez jamais la couleur.

Dans ce contexte, privilégier les sites marchands français sur lesquels vous avez déjà acheté et qui vous ont offert un service satisfaisant paraît une bonne idée. Si, toutefois, vous avez trouvé la perle rare chez un e-commerçant inconnu, prenez le temps de vérifier sa fiabilité. Dans une autre note, la DGCCRF vous donne la marche à suivre. Notamment :

  • afficher l'adresse du site, pour vérifier qu'elle est cohérente avec le nom de la boutique ;
  • soyez vigilants sur l'orthographe et la syntaxe des contenus présentés ;
  • vérifier la réputation du site en entrant son nom sur un moteur de recherche, éventuellement accompagné des termes « avis » ou « arnaques » ;
  • se méfier en revanche des avis de consommateurs, qui ne sont pas toujours fiables ;
  • vérifier ses mentions légales, qui doivent indiquer le nom de la société qui exploite le site, son contact et les moyens de la contacter.

Les faux mails

Vous vendre des produits inexistants n'est pas l'unique but que peuvent poursuivre les cybercriminels. Le Black Friday est aussi une bonne occasion de vous voler des données personnelles (état-civil, adresse, coordonnées bancaires, etc.) qui pourront ensuite être exploitées pour usurper votre identité et effectuer des achats à votre insu. C'est ce qu'on appelle du phishing.

Attention donc aux sollicitations que vous recevez par mail ou par SMS, même émanant d'un commerçant connu, vous encourageant à cliquer sur un lien pour profiter des soldes : c'est une stratégie classique des cybercriminels adeptes de cette technique de fraude.

(1) Direction générale de la consommation, la concurrence et la répression des fraudes, qui dépend du ministère de l'Economie.