La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a lancé jeudi un comité, composé d'une quinzaine d'acteurs notamment associatifs, pour « finaliser » le « revenu d'engagement » pour les jeunes, avant les annonces du chef de l'Etat attendues en septembre, a-t-on appris auprès du ministère.

Emmanuel Macron avait annoncé lors de son allocution du 12 juillet un tel « revenu d'engagement » pour les jeunes sans emploi ou sans formation, particulièrement touchés par la crise sanitaire, pour « amplifier » la dynamique du plan « 1 jeune, 1 solution » lancé il y a un an.

Il avait indiqué qu'il présenterait « à la rentrée » ce dispositif suivant une « logique de devoirs et de droits », sans donner davantage de détails.

Présidé par Elisabeth Borne, le comité réuni pour la première fois jeudi est composé d'une quinzaine d'acteurs de la jeunesse, d'associations de lutte contre la pauvreté, de parlementaires, d'élus locaux et de représentants du service public de l'emploi. Y figurent notamment le syndicat étudiant Fage, les Apprentis d'Auteuil, Pôle emploi ou encore Régions de France.

L'idée est de les « associer à la dernière ligne droite », avant les annonces du chef de l'Etat, indique-t-on au ministère du Travail.

La première réunion visait notamment à rappeler à ces acteurs que le revenu d'engagement s'inscrit bien dans la suite des travaux lancés en début d'année sur la « garantie jeunes universelle ». L'idée était de généraliser la rémunération des parcours vers l'emploi des jeunes âgés de 16 à 25 ans les plus en difficulté, une solution préférée par l'exécutif à l'extension du RSA aux moins de 25 ans.

Comme la garantie jeunes, dispositif d'insertion créé sous le quinquennat Hollande, le « revenu d'engagement » a vocation à s'adresser aux jeunes qui ne sont « ni en emploi, ni en études ni en formation » (baptisés NEET), soit plus d'un million de personnes.

Il doit reposer sur « trois piliers », selon le ministère : un accompagnement individualisé, un revenu pour les jeunes en ayant besoin - sans doute autour de 500 euros, comme la garantie jeunes -, un engagement du jeune, qui conditionnera le versement du revenu.

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La garantie jeunes assure actuellement aux jeunes de 16 à 25 ans une allocation mensuelle (d'un montant maximal de 497 euros). En contrepartie, les bénéficiaires s'engagent à suivre un parcours d'insertion intensif et collectif en mission locale.

Fin novembre 2020, dans le plan « un jeune, une solution », le gouvernement avait déjà annoncé le doublement de son nombre de bénéficiaires en 2021, à 200.000, en assouplissant les critères d'éligibilité.

Le comité n'a pas vocation à s'éteindre avec l'annonce par le chef de l'Etat des contours du dispositif, et devrait aussi travailler à sa mise en œuvre.