L'enseigne de supermarché allemande vise le marché de l'équipement de golf alors que l'enseigne de sport française mise sur la location de matériel à ses clients. Dans les deux cas, la démarche s'inscrit dans une logique de test et un succès n'est pas interdit !

Deux grandes enseignes déployées en France, s'attaquent à des secteurs sur lesquels on ne les attendait pas forcément ! Les supermarchés Lidl d'abord, après leurs récents succès du robot cuisinier aux baskets tendance, s'attaque au golf dès jeudi 22 juilllet. Un marché porteur avec plus de 400 000 licenciés en France mais surtout 200 000 pratiquants occasionnels. Sans compter ceux qui n'osent pas, justement en raison d'un prix trop élevé. Dans 250 magasins Lidl, un sur six en France, les clients trouveront du textile mais aussi cdes haussures (22 euros) ou des chariots (89,99 euros) et des sacs (119 euros) pour transporter le matériel. Seuls les clubs ne seront pas vendus par Lidl. Les magasins concernés sont situés en région parisienne, dans le Sud-Ouest et dans la région de Lyon, Grenoble ou Annecy. « C’est un test, explique Michel Biero, directeur exécutif de Lidl France au Parisien. On ne nous attend pas forcément sur ce terrain comme lorsque nous avions vendu des pianos par exemple. (...) S’il ne réussit pas, on n’aura aucun problème à reconnaître notre erreur. »

Usage, stockage... louer plutôt qu'acheter

Au même moment où Lidl investit le sport pour le rendre plus accessible financièrement, les magasins Décathlon, connus pour leurs produits de qualité pour un coût limité, tentent également une expérimentation. Dans la région de Lyon (5 magasins), la marque du Nord de la France, va tenter la location de matériel sportif. En fonction des résultats, les 328 implantés en France pourraient proposer ce service. La raison de cet essai, différent encore de la location longue durée pratiquée pour les voitures et plus proche du modèle Airbnb ? « Une étude auprès de 600 clients sur le thème de la location a montré que 65% d’entre eux étaient prêts à sauter le pas, observe Alexandre Chanal, responsable commerce et transformation pour l’agglomération de Lyon chez Décathlon dans les colonnes du Parisien. Les sondés avançaient plusieurs raisons. D’abord le prix d’achat d’un produit neuf. Pour un kayak, cela peut commencer à 400 euros. C’est une somme. Ensuite ils craignaient de ne se servir du bien acheté qu’à quelques reprises. Et en dernier lieu intervenait le problème du stockage de produits parfois volumineux. (...) Aux yeux du consommateur, la propriété n’est plus essentielle. »

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Les magasins Décathlon essaient ce modèle sur des produits précis : les loisirs en extérieur (tentes et matériel de camping), le vélo ainsi que les produits d’eau (kayak et paddle) et ceux de la pêche. Une tente vendue neuve 800 euros est ainsi louée 300 euros la semaine quand un paddle à 400 euros est proposé pour 35 euros la journée.

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