Pour freiner la forte hausse anticipée des tarifs réglementés de l’électricité en février 2022, une baisse des taxes qui représente un tiers de la facture finale est sur les rails. A l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement cherche la meilleure parade.

Mais où s’arrêtera la flambée des prix de l’énergie ? Après les 10% de hausse des prix du gaz depuis le 1er juillet, une autre mauvaise nouvelle pointe le bout de son nez pour les particuliers : une augmentation très nette des tarifs réglementés de l’électricité. Selon les informations dévoilées ce lundi par BFM Business, ces derniers vont progresser non seulement d’environ 1% à compter du 1er août, mais pourraient bondir de 6% le 1er février 2022 lors de la prochaine révision des tarifs réglementés.

Un scénario sombre justifié par l’évolution folle des prix sur le marché de l’électricité, à l’image de ceux du pétrole qui font grimper les prix à la pompe. « L’inquiétude est d’autant plus forte que les prix devraient rester sur cette tendance haussière. Certains analystes estiment même qu’ils pourraient augmenter jusqu’à 100€/MWh à la fin de l’année. Or, c’est précisément le mois de décembre qui sert de référence dans le calcul des prix qui sera décidé en janvier prochain et appliqué au 1er février 2022 », explique le site.

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Deux options pour enrayer la hausse

Alors que le premier tour de l’élection présidentielle est prévu début avril, le gouvernement s’inquiète des effets potentiels de cette nouvelle sur le moral des ménages et donc des électeurs. Résultat, les réunions se multiplient au sommet de l’Etat pour trouver une parade.

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Deux options seraient sur la table. La première serait de baisser le niveau des taxes et notamment la contribution au service public de l’énergie, dite CSPE, qui pèse pour 13% de la facture. Elle finance notamment le soutien aux énergies renouvelables comme les éoliennes et les panneaux solaires. La hausse des prix de marché va permettre à l’Etat de verser moins d’aides pour les opérateurs d’énergies renouvelables : une économie de 2 milliards d’euros qui pourraient être rendue aux consommateurs « en abaissant cette taxe », selon une source citée par BFM Business. Une solution qui ne plairait pas au ministère des Finances alors que le déficit budgétaire explose.

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Autre piste : augmenter la quantité d’électricité qu’EDF peut vendre aux opérateurs alternatifs (Total, Engie…) au prix très avantageux de 42 euros/MWh, « soit 40% de moins que les prix actuels de marché », précise BFM Business. Une mesure suceptible de freiner la hausse des prix dans les mois à venir. Revers de la médaille : une telle décision ne ferait pas les affaires d’EDF qui ne pourrait pas revendre cette énergie au prix du marché.

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