De 6 à 7% des entreprises françaises cotées par la Banque de France pourraient rencontrer des difficultés au moment de l'arrêt des mesures de soutien public mises en place par le gouvernement pour faire face à la crise, selon une évaluation de la banque centrale.

Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette brute des entreprises a progressé de 224 milliards d'euros et leur trésorerie de 215 milliards, notamment du fait de la souscription de prêts garantis par l'Etat (PGE), selon un billet de blog publié vendredi par la banque centrale française.

Mais 14% des entreprises étudiées ont subi à la fois une hausse de leur endettement et une baisse de leur trésorerie.

« Elles doivent donc faire l'objet d'une vigilance particulière, secteur par secteur », préviennent les auteurs.

Pour faire cette évaluation, ils ont analysé les comptes annuels de plus de 200.000 entreprises, dont celles réalisant plus de 750.000 euros de chiffres d'affaires, pour lesquelles l'institution établit chaque année une cotation, cruciale pour l'accès au crédit de ces entreprises.

« En écartant les entreprises les mieux cotées avant-crise (de 3++ à 4+), qui disposent d'une situation suffisamment favorable pour faire face au choc, ainsi que les entreprises les plus mal cotées (cotes 6 à P), très fragiles avant même la crise, on peut estimer qu'environ 6 à 7% des entreprises cotées devront faire l'objet d'un suivi attentif », indiquent les auteurs.

Sans surprise, certains secteurs, comme l'hébergement-restauration, sont plus concernés, où la proportion d'entreprises à surveiller atteint 10 à 13%.

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Pour éviter des faillites en masse d'entreprises, le gouvernement a mis en place un dispositif spécifique, notamment pour faciliter les restructurations de dette.