Le réassureur français Scor a fait état mercredi d'un bénéfice net en chute de 72% pour le premier trimestre, sous l'effet conjugué de la pandémie de Covid-19 et d'une série de grosses catastrophes naturelles.

Le groupe, dont l'activité consiste à assurer les assureurs, a dégagé un bénéfice net de 45 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, contre 162 millions sur la même période en 2020, a-t-il précisé dans un communiqué.

Sans surprise, la pandémie de Covid-19 a largement pesé sur les comptes. La crise sanitaire mondiale s'est notamment traduite par une charge de 162 millions d'euros en réassurance vie, dont 145 millions sont liés à la seule mortalité aux États-Unis, a détaillé Scor.

Les effets de la pandémie « sont connus et modélisés », et « restent sous contrôle », assure le groupe, qui prévoit pour 2021 environ 280.000 décès dus à la Covid-19 au sein de la population générale aux États-Unis.

« Les décès enregistrés au premier trimestre 2021 sont très proches des prévisions », selon le réassureur, et il « continue de constater un impact de la pandémie sur la population réassurée par le groupe significativement plus faible que celui constaté pour l'ensemble de la population ».

Les décès dus à la pandémie de Covid-19 devraient cesser de représenter une cause majeure de mortalité au sein du portefeuille de réassurance vie d'ici la fin du troisième trimestre 2021, prédit-il.

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Au premier trimestre, Scor a aussi dû faire face à une série de catastrophes naturelles de grande ampleur, au premier rang desquelles la tempête hivernale Uri au Texas, déclenchée par un vortex polaire, ce qui constitue un « risque tout à fait exceptionnel dans cette région des États-Unis », souligne le réassureur.

Du coté de l'activité commerciale, les primes brutes émises, équivalent du chiffre d'affaires, ont atteint un peu plus de 4 milliards au premier trimestre, en hausse de près de 6% à taux de change constants par rapport au premier trimestre 2020.

En ce qui concerne les prochains mois, Scor « est très bien positionné pour tirer parti des hausses tarifaires et de l'amélioration des termes et conditions sur le marché de la (ré)assurance de dommages et de responsabilité, une tendance qui devrait se prolonger », a souligné Denis Kessler, le PDG du groupe, cité dans le communiqué.