Les responsables de la Banque centrale américaine (Fed) se sont montrés plus divisés sur la manière dont va évoluer l'inflation, certains s'inquiétant d'une trop forte hausse des prix tandis que d'autres pensent qu'elle restera faible, selon les minutes de leur dernière réunion publiées mercredi.

« La plupart des participants ont indiqué qu'ils considèrent que les risques pesant sur les perspectives d'inflation étaient globalement équilibrés », souligne la Réserve fédérale dans ce document.

Cependant, « plusieurs » membres du comité monétaire « ont fait remarquer que les perturbations dans l'approvisionnement et la forte demande pourraient faire grimper l'inflation plus que prévu ».

A l'inverse, « plusieurs participants ont fait observer que les facteurs qui avaient contribué à une faible inflation lors de l'expansion précédente pourraient pousser plus que prévu l'inflation vers le bas ».

La dernière réunion du comité monétaire de la Fed s'était déroulée les 16 et 17 mars, au cœur de spéculations sur une forte inflation dans les mois à venir.

En effet, les importantes économies dont disposent les Américains, l'argent injecté par le gouvernement fédéral dans le cadre du dernier plan de relance, la réouverture prochaine de l'économie grâce à la campagne de vaccination, ainsi que les difficultés d'approvisionnement dans de nombreux secteurs, pourraient conduire à une hausse des prix.

Lors de sa réunion, la Fed avait révisé en hausse ses prévisions, à 2,4% en 2021, 2,0% en 2022 et 2,1% en 2023, conforme à son objectif à long terme de 2%.

Dans l'immobilier par exemple, le faible nombre de biens en vente « est vu comme un facteur important soutenant une forte hausse des prix des maisons et appartements ».

Par ailleurs, les fortes hausses des rendements des bons du Trésor au cours des semaines qui ont précédé cette réunion, « ont été jugées préoccupantes », car elles pourraient « compromettre les progrès vers les objectifs » de la Fed.

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Et « bien que les conditions financières soient toujours considérées comme accommodantes, un certain nombre de participants ont fait remarquer que les conditions de financement restaient difficiles pour de nombreuses petites entreprises ».

Enfin, « certains participants ont relevé que la participation au marché du travail continuait d'être freinée par les inquiétudes des travailleurs quant à leur santé et la garde d'enfants liée à la scolarisation virtuelle ».

Ainsi, ont-ils souligné, « le rythme de la reprise du marché du travail (dépendra) largement de la rapidité avec laquelle les personnes touchées par ces problèmes pourraient y revenir », souligne le texte.

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