Le gouvernement a annoncé mercredi des mesures d'accompagnement économiques spécifiques pour les entreprises mahoraises, ainsi que la distribution d'une aide alimentaire d'urgence pour les populations les plus démunies dans cette île de l'océan indien durement touchée par la crise sanitaire.

"Afin d'accompagner les entreprises à Mayotte et de soutenir la population mahoraise face à la crise sanitaire et aux mesures de restriction, le gouvernement décide de mesures d'accompagnement économiques et sociales spécifiques pour le territoire", indiquent dans un communiqué commun les ministres de l'Economie, Bruno Le Maire, du Travail, Elisabeth Borne, et des Outre-mer, Sébastien Lecornu.

"Avec un taux d'incidence de 834 cas pour 100.000 habitants le 15 février dernier, Mayotte fait face à une situation épidémique inquiétante qui justifie le confinement total mis en place depuis le 5 février dernier pour une durée d'au moins 3 semaines", indique le communiqué.

"Ce confinement est associé à une fermeture des écoles et établissements scolaires et une obligation de travail à domicile, sauf impossibilité. Ces décisions, indispensables pour protéger la santé de nos concitoyens, ont un impact important sur l'économie de Mayotte", ajoute-t-il.

Le gouvernement a donc décidé de mettre en place sur cette île de l'Océan indien une série de mesures spécifiques disponibles sous conditions pour les entreprises : le doublement du plafond de l'aide du fonds de solidarité pendant la durée du confinement" (porté à 3.000 euros), "le maintien de l'aide du fonds de solidarité pour les entreprises fermées administrativement", "la prise en charge pendant la durée du confinement de la totalité de l'activité partielle", et "l'exonération de cotisations patronales".

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Le report de charges fiscales et sociales sera également possible "pour l'ensemble des entreprises mahoraises qui le souhaitent" ajoute le texte.

Par ailleurs, l'Etat "assurera la distribution d'une aide alimentaire d'urgence et d'un accès à l'eau potable pour les populations les plus démunies", assurent les ministres.

Le député LR Mansour Kamardine avait estimé début février que le confinement n'était pas la solution à Mayotte, où "les conditions de vie et d'accès aux services de base (eau, électricité) de la moitié de la population rendent le confinement impossible à respecter".