L'Autorité de régulation des transports (ART) a maintenu son refus d'homologuer une demande d'augmentation des tarifs des redevances des aéroports lyonnais, la jugeant toujours excessive, mais a accepté celle, révisée à la baisse, de l'aéroport de Marseille, a-t-elle annoncé vendredi.

L'ART, chargée de la régulation des activités ferroviaires routières et aéroportuaires, « refuse l'homologation des tarifs des redevances aéroportuaires applicables aux aérodromes de Lyon-Bron et de Lyon-Saint-Exupéry pour la période tarifaire du 1er avril 2021 au 31 mars 2022 », a-t-elle expliqué dans un communiqué.

La demande portait sur une hausse homogène de 4,9%, « qui n'a pu être considérée comme modérée ».

« Dès lors, les tarifs des redevances aéroportuaires et leurs modulations actuellement en vigueur demeureront applicables au 1er avril 2021 sur ces aérodromes », a ajouté l'autorité.

En décembre, l'ART avait déjà rejeté une première demande du gestionnaire des aéroports lyonnais, qui portait alors sur une hausse de 9% des tarifs.

A l'époque, l'organisme avait également mis son veto à la demande d'homologation du gestionnaire de l'aéroport de Marseille-Provence, pour des tarifs en hausse de 8,2%.

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Cette demande a été revue à la baisse à 3,1%, et l'ART a cette fois décidé de l'homologuer, remarquant qu'il s'agissait d'une « augmentation moyenne différenciée des tarifs (...) reposant notamment sur un partage des risques et opportunités entre l'exploitant et les compagnies aériennes concernant le taux de remplissage des aéronefs ».

Les redevances aéroportuaires, réclamées par les aéroports aux compagnies aériennes et revues chaque année, correspondent à l'usage des infrastructures et équipements aéroportuaires nécessaires à l'atterrissage, au décollage et à la circulation au sol.

Ces propositions donnent chaque année lieu à un bras de fer entre les aéroports et les compagnies aériennes.