La Société Générale lance une nouvelle génération de placements 100% responsables, accessibles à partir de 50 euros par mois, en partenariat avec six sociétés de gestion renommées. La première brique d’un projet plus large : se réinventer comme la banque du patrimoine.

C’est sans doute le sens de l’histoire. Durement concurrencées sur un de leurs métiers historiques, la tenue de compte et les moyens de paiement, par une multitude de nouveaux acteurs souvent plus agiles et moins chers, les banques de détail traditionnelles n’ont pas le choix : elles doivent se réinventer, au moins en partie. La Société Générale le sait d’autant mieux qu’elle est propriétaire d’un de ces acteurs, et pas des moindres : Boursorama Banque, la banque 100% numérique n°1 en France, la seule en position de jouer dans la cour des grands.

Dans cette nouvelle configuration, la banque rouge et noire a trouvé sa voie : se réaffirmer comme « la banque du patrimoine, celle des placements, mais aussi des crédits », explique à MoneyVox Christophe Baniol, le directeur du marché des particuliers. Un positionnement qui sera au cœur de sa stratégie commerciale dans les 5 ans à venir, marquées par sa fusion avec le Crédit du Nord.

Une vingtaine de fonds 100% responsables

La première pierre de l’édifice est posée aujourd’hui, mardi 9 février. Depuis ce matin en effet, la Société Générale commercialise ce qu’elle présente comme sa « nouvelle génération d’épargne » : une vingtaine de fonds, labellisés ISR (investissement socialement responsable) ou à orientation environnement/climat, proposés dans le cadre de partenariats signés avec 6 sociétés de gestions renommées : Amundi, BlackRock, DNCA, La Financière de l'Echiquier, Lyxor, Mirova et Primonial REIM.

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L'originalité réside dans leur accessibilité : les particuliers peuvent en profiter à partir de 50 euros par mois, en versements programmés, ou 1 500 euros pour un investissement isolé. « Certaines banques ont des gammes ISR développées. D’autres ont des offres en architecture ouverte, plutôt du côté des banques privées. La combinatoire n’existait pas, ou alors avec des tickets d’entrée très élevés », détaille Christophe Baniol, qui compte bien toucher un large public et faire décoller l’ISR, qui représente actuellement 5% seulement des investissements.

L’ISR, créateur de valeur

Mise en avant dans les agences au cours des 2 mois à venir, cette nouvelle génération d’épargne va être proposée, au terme d’entretiens conseils, à tous les clients en quête de valeur, dans les deux sens du terme : ceux qui veulent des placements en lien avec leur éthique personnel, et ceux aussi qui cherchent à faire fructifier leur épargne. « Le monde est en train de changer, même si cela ne va pas assez vite au goût de certains. Ce sont désormais les secteurs économiques responsables et respectueux de l’environnement qui drainent le plus d’investissements publics et privées », constate le directeur du marché des Particuliers. « Nous avons la conviction que c’est là que va se créer la valeur désormais. »

Pour y accéder, il faut toutefois être prêt à prendre quelques risques. Parmi les propositions, la plus accessible expose l’épargnant à hauteur de 35% d’actifs risqués en unités de compte (UC), avec une forte pondération en fonds obligataires et diversifiés pour minorer le risque. Il n’y a de toute façon pas le choix pour qui veut booster ses rendements, rappelle Christophe Baniol : « Les fonds euros ne rapportent presque plus rien, aller vers l’investissement en UC est aujourd’hui indispensable. »