Un actif a perçu 22 930 euros de revenus, en moyenne en 2017, selon une récente étude de l'Insee. Les femmes gagnent toujours 25% de moins que les hommes.

En 2017, un actif perçoit en moyenne 22 930 euros par an de ses activités professionnelles salariées ou non-salariées, selon une étude (1) publiée par l'Insee fin octobre. Cette somme est stable en euros constants après trois années consécutives de hausse d'environ 0,7%. Néanmoins, les non-salariés (indépendants, libéraux...) ont un revenu supérieur de 66% en moyenne à celui des salariés du secteur privé. « Cet écart est en partie dû au fait que les revenus d’activité des indépendants couvrent souvent des dépenses liées à leur activité professionnelle », souligne l'Insee.

Un écart qui se réduit (un peu) entre les hommes et les femmes

Dans le détail, on trouve dans cette étude les disparités habituelles en fonction de l'âge, du sexe et du niveau de diplôme. Par exemple, les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes avec un revenu annuel moyen de 19 590 euros contre 26 050 euros pour les hommes. C'est un peu mieux qu'il y a 10 ans où l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes étaient de 30%. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. « Si les femmes représentent en moyenne 44% des salariés du secteur privé et 65% des salariés de la fonction publique, elles ne sont respectivement que 28% et 44% parmi les 10% des salariés les mieux rémunérés de chacun de ces deux secteurs », écrit l'Insee.

Quant aux différences liées aux diplômes, elles sont aussi conséquentes. Pour une personne ayant un niveau de diplôme en dessous du bac, le revenu moyen est de 17 750 euros contre 39 960 pour ceux qui ont au moins un diplôme niveau bac +3. L'Insee souligne par ailleurs qu' « un actif sur dix gagne moins de 2 700 euros par an et un sur dix plus de 41 570 euros. Les mieux rémunérés perçoivent donc au moins 15 fois plus que les moins rémunérés. »

Les non-salariés, une catégorie extrême

Du micro-entrepreneur au médecin, les revenus des non-salariés peuvent faire le grand écart, remarque l'Insee : « un non-salarié sur dix gagne moins de 1 510 euros par an et un sur dix plus de 82 850 euros. La dispersion des revenus d’activité est ainsi bien plus marquée pour les non-salariés, que pour les salariés du secteur privé et de la fonction publique. Cette dispersion 3,7 fois plus élevée parmi les non-salariés que parmi les salariés s’explique par des situations professionnelles plus hétérogènes, notamment entre micro-entrepreneurs à faibles revenus – dont le régime impose des plafonds de chiffre d’affaires – et non-salariés classiques exerçant les métiers parmi les plus rémunérateurs (médecins, dentistes, juristes, comptables …). »

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Par conséquent, on trouve des situations hybrides. En 2017, plus de 40% des actifs exerçant une activité en tant que micro-entrepreneurs et 15% en tant que non-salariés classiques occupent aussi un emploi salarié.

(1) Des revenus d’activité bien plus dispersés pour les non-salariés que pour les salariés, étude de Quiterie Duco, Insee, 29 octobre 2020