L'an passé ont été recensées 28.469 demandes de prises en charge de personnes victimes, contre 30.979 en 2018.

Le nombre de personnes victimes d'un accident de circulation causé par un conducteur non-assuré ou inconnu a légèrement diminué en 2019 mais reste sur tendance « globale mauvaise », a alerté jeudi le Fonds de garantie des victimes. L'an passé ont été recensées 28.469 demandes de prises en charge de personnes victimes, contre 30.979 en 2018, selon le nouveau baromètre dévoilé par ce fonds.

Agissant au nom de la solidarité nationale, ce Fonds de garantie indemnise les personnes victimes d'accidents de la circulation causés par un conducteur non-assuré ou inconnu, comme en cas de fuite. Une fois cette indemnisation versée, le fonds se retourne ensuite contre les auteurs des faits pour obtenir le remboursement des sommes versées.

Consultez notre comparateur assurance auto

L'an passé, cet organisme a versé 116 millions d'euros aux victimes de ce type d'accident, soit un peu moins que les 120 millions versés en 2018 mais nettement plus qu'en 2014, quand les indemnisations avaient représenté 89 millions d'euros.

Si le nombre d'accidents matériels causés par un conducteur non-assuré reste prépondérant, le gros des indemnisations (101 millions) concerne des accidents provoquant des dommages corporels aux victimes. Or depuis 2014, la hausse du coût des indemnités corporelles a progressé six fois plus vite que le nombre de victimes, dans un contexte d'augmentation des frais médicaux.

De fait, si le baromètre témoigne d'une légère amélioration sur 2019, les chiffres « restent inscrits dans une tendance globalement mauvaise et préoccupante », a souligné Julien Rencki, le directeur général du fonds, lors d'une conférence de presse.

Entre 2014 et fin 2019, le nombre de victimes prises en charge a progressé de 2,1%. En outre, les personnes victimes de blessures corporelles ou décédées suite à ce type d'accident ont augmenté de presque 7% sur cette période, pour atteindre 8.711 cas, là où l'ensemble des accidents corporels ont diminué d'un peu moins de 3%.

« Cela constitue une vraie source d'inquiétude et semble confirmer le profil spécifique des conducteurs non-assurés », pointe le fonds dans son baromètre.

Dans l'immense majorité des cas, les accidents sont causés par des conducteurs non-assurés identifiés, qui sont pour 80% des hommes, et ont moins de 35 ans dans un peu plus d'un cas sur deux. En outre, un tiers d'entre eux sont chômeurs, selon les chiffres du baromètre.