Intermarché et son enseigne discount Netto ont lancé une guerre sur les prix des masques alors que les mesures sanitaires contre le coronavirus se durcissent à nouveau en France. Alors qu'ils vendaient la boite de 50 pour moins de 10 euros, ils viennent d'être dépassé par Leclerc.

Depuis le début du mois de septembre, le prix moyen de la boîte de 50 masques chirurgicaux a chuté de 22% souligne le spécialiste des prix de la grande consommation Olivier Dauvers sur Twitter pour s'établir à 20,28 euros. Mais une nouvelle étape a été franchie cette semaine : d'abord les magasins Intermarché et son enseigne discount Netto ont proposé la boîte à moins de 10 euros : 9,95 euros les 50 masques. « C'est la preuve que la concurrence existe entre enseignes. N'en déplaise à ceux qui pensent l'inverse (...) C'est bien une déclaration de guerre (des prix) », analysait le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers sur Twitter. Dans le même temps les deux marques de grande distribution vendent des sachet de 10 masques à 1,99 euro soit, dans les deux cas, un prix unitaire d'un peu moins de 20 centimes.

Mais c'était sans compter sur la réponse des magasins Leclerc : dès vendredi 25 septembre, l'enseigne vendre sur place comme en drive la boîte de 50 masques pour 4,95 euros. Le patron de la marque explique sa décision par le contexte sanitaire et économique incertain et par la nécessité de répercuter pour le client la baisse des coûts d'approvisionnement.

« Le masque est devenu un produit de première nécessité, et maintenant un équipement obligatoire. Notre mission, en tant que distributeur, est donc de le rendre accessible financièrement », expliquait aussi Thierry Cotillard, président d'Intermarché et de Netto, auprès de LSA.

Un long processus de baisse

Tout est en place donc pour une diminution importante du prix des masques chirurgicaux dans les semaines à venir. C'est ce qu'expliquait déjà sur RMC, début septembre, Michel-Edouard, le patron des centres Leclerc : « Pendant le confinement, on les achetait 50 centimes le masque. On les achetait en Chine et ils venaient en avion. Un avion de 20 millions de masques, ça s’affrétait à 300 000 euros, et à la fin du confinement c’était même 1,2 million. Or, le prix des masques a baissé, on les touche à 14 centimes, peut-être que ça va descendre à 10. Et on les amène par bateau, donc le coût de transport est très faible. »

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En mai, pour faire face à la forte demande, les grandes surfaces françaises avaient massivement acheté des masques au prix fort constituant d’onéreux stocks. Grâce au retour du fret par bateau, moins coûteux que l’avion, et à la baisse du polypropylène, principale matière première, les masques achetés aujourd’hui sont bien meilleur marché. Une baisse qui se répercute désormais sur les prix en rayon.