Les parents obligés de s’arrêter de travailler pour garder leurs enfants en raison de l'épidémie de coronavirus pourront bénéficier de mesures d’indemnisation dérogatoires. Mais il y a des conditions à respecter.

Le gouvernement a tranché. Il va bien réactiver le dispositif de chômage partiel pour « les parents n’ayant pas d’autre choix que de s’arrêter de travailler pour garder leurs enfants en raison de la fermeture de leur crèche, école ou collège, ou encore lorsque leurs enfants sont identifiés par l’Assurance Maladie comme étant cas-contact de personnes infectées ».

Ils pourront ainsi « bénéficier d'un revenu de remplacement dès le premier jour de leur arrêt de travail, et au plus tard jusqu'à la fin de la période d'isolement », précise le ministère des Solidarités et de la Santé dans un communiqué diffusé mercredi soir.

En cas d'impossibilité de télétravail

Mais il y a des conditions à respecter pour bénéficier de cette activité partielle, financée par l'Etat et l'Unedic à hauteur de 70% de la rémunération horaire brute : l'indemnisation pourra bénéficier à un seul parent par foyer et uniquement « en cas d'incapacité de télétravail des deux parents et sur présentation d'un justificatif attestant soit de la fermeture de la classe, soit de la situation de cas-contact de l'enfant ». Ces dispositifs d'indemnisation « permettent de couvrir tous les arrêts concernés à partir du 1er septembre 2020 », ajoute le communiqué du ministère.

Trois cas d'indemnisation sont prévus : les salariés du privé placés en situation d'activité partielle (rémunérée à hauteur de 84% du salaire net) ; les travailleurs indépendants et les contractuels de droit public qui bénéficieront d'indemnités journalières après avoir déposé leur déclaration sur la plateforme declare.ameli.fr ; ainsi que les fonctionnaires qui seront placés en autorisation spéciale d'absence.

Lundi, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait indiqué que 28 établissements scolaires ainsi que 262 classes étaient fermés en France en raison de cas de Covid-19.