Une étude de l'Insee révèle la rémunération des salariés de la fonction publique d'Etat. Ceux qui travaillent dans les ministères touchaient 2 612 nets par mois en 2018.

Dans un sondage de 2019, si 75% des Français jugent les fonctionnaires « utiles », ils sont aussi 60% à les estimer « privilégiés ». Conditions de travail ? Revenus ? Une étude de l’Insee permet en partie de lever le voile sur le salaire de la fonction publique d’Etat (FPE) qui comprend tous les agents civils des ministères et des établissements publics, fonctionnaires ou non.

Ainsi en 2018, un salarié de la FPE perçoit en moyenne 2 573 euros nets par mois en équivalent temps plein, soit un repli de 1,2% sur un an lié au rebond de l'inflation. C’est 613 euros de plus qu’un agent de la fonction publique territoriale avec ses 1 960 euros nets moyens, et environ 300 euros de plus que les personnels de la fonction publique hospitalière.

Parmi les agents de la FPE, ceux qui travaillent dans les ministères (environ 1,75 million) ont la rémunération la plus élevée à 2612 euros nets par mois contre 2 440 euros nets dans les Établissements publics administratifs (EPA). Cet écart s’explique par une structure de qualifications et de statuts différente. Par exemple, les fonctionnaires de catégorie A sont plus nombreux dans les ministères (55% des salariés) que dans les EPA, soit l’ensemble des administrations qui découlent des ministères dans les territoires pour les domaines de la santé, du sport, de la justice ou de l’éducation à l'image des rectorats.

Les femmes moins bien loties

Comment souvent, les femmes sont moins bien loties que les hommes niveau salaire. Celles travaillant dans la FPE ont perçu 2 425 euros nets par mois en EQTP, soit 13,5% de moins que leurs collègues masculins (2 803 euros). L’écart est plus marqué au sein de la catégorie A (16,1%) et la catégorie C (13,9%) que pour les B (8,4%).

« Les femmes ont plus fréquemment des parcours professionnels comportant des périodes de travail à temps partiel et/ou des interruptions de carrière qui pèsent sur leurs trajectoires salariales. Elles occupent aussi plus souvent les postes les moins rémunérateurs : parmi les 10% des salariés les moins rémunérés, 70% sont des femmes », explique l'étude de l'Insee.