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Transport de fonds : la police débloque l'un des deux sites de Loomis dans la Loire

Fourgon blindé Brink's
CC Kevin B / Own work

La police est intervenue lundi sur l'un des sites de Loomis dont la sortie des fourgons blindés était bloquée par des salariés en grève dans le cadre d'un conflit social débuté mercredi, a-t-on appris de sources syndicale et policière.

Les fourgons ont pu quitter à la mi-journée ce centre-fort de Saint-Étienne pour approvisionner et collecter les fonds des banques et des autres clients du groupe suédois sur la Loire et la Haute-Loire.

L'activité du second centre-fort situé à La Talaudière (Loire), est quant à elle toujours à l'arrêt.

Les convoyeurs de cet établissement, dont 100% sont en grève selon la CGT, ont démarré leur mouvement mercredi dernier. Depuis 05H00 lundi matin, une partie d'entre eux bloquait l'établissement de Saint-Étienne, empêchant la sortie des fourgons blindés.

Les salariés dénoncent le licenciement pour faute, jugé « abusif », d'un des leurs, ainsi que le non-paiement des jours de mars où ils ont fait jouer leur droit de retrait au début du confinement.

Le convoyeur licencié l'a été « pour des motifs futiles », dénonce un représentant du syndicat : « avoir fumé à l'intérieur du garage des véhicules et pour la façon dont était fixé le holster contenant son arme de service. Des pratiques jusqu'alors tolérées de la part de notre entreprise où ce salarié travaille depuis 21 ans ».

Pour la CGT, Loomis, qui a racheté en juillet 2019 l'activité de son concurrent espagnol Prosegur dans l'Hexagone, « tente de cette manière abusive de réduire sa masse salariale en économisant la mise en place d'un PSE ».

Les grévistes exigent par ailleurs le paiement des journées de travail de mars durant lesquelles ils ont exercé un droit de retrait, « motivé par l'insuffisance des équipements de protection qui a été constatée lors d'un contrôle effectué sur place par l'Inspection du Travail ».

Un représentant syndical a déploré lundi matin que la Direccte de la Loire n'ait pas encore réagi à la demande de médiation dont elle a été saisie jeudi par les salariés en grève.

Contactée par l'AFP, la direction de Loomis n'a pas souhaité s'exprimer sur le conflit en cours.

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