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Gagnés par l'optimisme de Wall Street, les marchés européens reviennent dans le vert

Bourse et figurines
© jan S - Fotolia.com

Gagnés par l'optimisme de Wall Street, les marchés européens ont finalement terminé dans le vert mercredi, après avoir été fragilisés par des prises de bénéfices pendant une bonne partie de la séance.

Paris a gagné 0,87%, Francfort 1,34% et Londres 1,08%. Madrid a également pris 1,13% et Milan 1,05%.

« En début de semaine, l'annonce d'avancées vers un vaccin a suscité de gros espoirs, mais en l'absence d'autres nouvelles positives, les investisseurs en ont ensuite profité pour prendre des bénéfices », a expliqué à l'AFP Michaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

La société biotechnologique américaine Moderna, l'une des plus avancées dans la course pour trouver un vaccin, avait annoncé lundi des résultats très préliminaires mais encourageants, ce qui avait largement contribué à un bond des indices boursiers. Mais ils restent à prendre avec précaution, en l'absence de tests à grande échelle, prévus en juillet.

Au-delà des hésitations du jour, les indices européens évoluent dans une fourchette depuis quelques temps et « au gré des nouvelles, bonnes ou mauvaises, ils vont rejoindre la borne haute ou basse », a estimé M. Jacoby.

« Mais personne, selon lui, ne prend de véritable position dans un sens ou un autre avant de savoir s'il y aura une seconde vague ou pas et d'assister à une reprise concrète de l'économie et d'une normalisation. Pour l'instant nous n'en sommes qu'aux balbutiements ».

Du côté des indicateurs, l'inflation en avril a brusquement ralenti au Royaume-Uni et en zone euro le ralentissement a été encore plus marqué que ce qui avait été annoncé initialement.

Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont de leur côté reculé pour la deuxième semaine de suite, déjouant une nouvelle fois les attentes du marché.

Après la clôture des Bourses européennes, les investisseurs surveilleront la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed.

Sur le marché de la dette, largement rassuré par le plan franco-allemand de relance de 500 milliards d'euros, annoncé lundi, le calme a dominé avec des variations très faibles des taux d'intérêts à dix ans.

Renault en forme

Sur le front des valeurs, Renault a pris la tête de l'indice phare de la place de Paris (+6,16% à 17,98 euros), alors que, selon le Canard enchaîné, le groupe pourrait fermer quatre sites en France. Une perspective qui a conduit Edouard Philippe à affirmer que le gouvernement serait « intransigeant » sur la « préservation » des sites de en France, si le constructeur automobile confirmait ces informations.

A Francfort, la première banque allemande Deutsche Bank (4,09% à 6,85 euros) ne prévoit pas de verser en 2021 de dividende au titre de l'exercice 2020 en cours, après avoir déjà renoncé à en verser un pour l'année 2019, a annoncé son président Christian Sewing mercredi lors de l'assemblée virtuelle des actionnaires.

A Londres, Marks and Spencer a bondi (+10,77% à 95,04 pence). Compte tenu de la chute des ventes à cause de la pandémie, la chaîne de magasins, cotée en dehors de l'indice vedette, va accélérer son plan de transformation, en misant toujours plus sur le numérique et en lançant un plan d'économies de 1 milliard de livres.

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