La dette et le déficit public inférieurs aux prévisions du gouvernement en 2019

Ministère de l'économie et des finances, Bercy, Paris
© VM / cBanque / Juin 2019

La dette publique en France atteint 98,1% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'année 2019 et le déficit public s'affiche à 3% l'an dernier, un peu en dessous des prévisions du gouvernement, selon une première estimation publiée mercredi par l'Insee.

La dette publique atteint ainsi 2.380,1 milliards d'euros fin décembre 2019, après avoir dépassé les 100% trois mois plus tôt, et le déficit public s'établit lui à 72,8 milliards d'euros.

Exprimée en pourcentage du PIB, la dette publique est restée stable sur un an et elle est inférieure à l'objectif du gouvernement, qui tablait sur 98,8%.

De même, l'exécutif anticipait un déficit de 3,1% l'an dernier, du fait de la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en allègement de charges.

« Hors impact de la transformation du CICE en baisse de cotisations qui induit un surcoût ponctuel en comptabilité nationale, le déficit s'établit à 2,1% », précise d'ailleurs l'Insee.

Avant la crise engendrée par l'épidémie de coronavirus, le gouvernement comptait stabiliser la dette publique en 2020, en la réduisant de seulement 0,1 point à 98,7% et ramener le déficit public à 2,2%.

Mais le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a déjà prévenu que la récession qui attend l'économie française cette année et les dépenses engagées pour lutter contre les conséquences sanitaires et économiques du Covid-19 allaient faire voler en éclat ces prévisions.

La dette dépassera de nouveau la barre des 100%, tandis que le gouvernement prévoit, à ce stade de l'épidémie, que le déficit public grimpe à 3,9% cette année.

Dans le détail des comptes publics, sur l'année 2019, les recettes sont passées de 53,4% à 52,6% du PIB tandis que le poids des dépenses est « quasiment stable » à 55,6% (après 55,7% en 2018), note l'Insee.

En volume, les dépenses ont augmenté de 2,6% à 1.348,5 milliards d'euros, contre +1,3% en 2018, mais les charges d'intérêts de la dette ont nettement diminué (-12,2%) grâce à la baisse des taux d'intérêt à des niveaux « historiquement bas », constate l'Insee.

Les recettes sont également en hausse de 1,2%, mais à un rythme moindre qu'en 2018, du fait d'une progression moins importante des rentrées issues des impôts sur le revenu et le patrimoine, ou encore le ralentissement du rendement de la CSG, abaissée pour les retraités modestes l'an dernier.

Le taux de prélèvements obligatoires a lui diminué de 0,7 point à 44,1% du PIB.

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