Plan du site Rechercher

Coronavirus : les « jours rouges » suspendus pour les abonnés Tempo d'EDF

Compteur d'électricité et ampoules
© vchalup - stock.adobe.com

Les abonnés à l’électricité ayant opté pour l’option Tempo du tarif bleu d’EDF ne subiront pas de jours rouges d’ici la fin du mois de mars, et sans doute un peu plus, selon une décision de la Commission de régulation.

Tempo : c’est le nom d’une des options tarifaires proposées par EDF sur son tarif réglementé de l’électricité - le fameux « tarif bleu ». Son principe : encourager les consommateurs à limiter leur usage de l’électricité au moment des pics de consommation, de façon à soulager le réseau. Une stratégie qui a un nom : l’effacement tarifaire.

Pour y parvenir, EDF différencie dans cette option le prix du kilowatt-heure (kWh) selon les jours de l’année. Ces derniers sont classés en 3 catégories : rouges, blancs et bleus. Les jours blancs et surtout bleus, les client payent leur électricité moins cher ; les jours rouges, ils la payent beaucoup, beaucoup plus cher : 0,637 euro TTC le kWh en heures pleines, contre 0,158 euro pour les abonnés au tarif de base. Prévenus en amont, sur leur compteur ou leur smartphone, ils sont ainsi encouragés à limiter leur consommation ces jours de pic, en reportant par exemple une lessive à plus tard, en utilisant moins d’eau chaude ou en baissant leur chauffage. Au total, les abonnés Tempo bénéficient, du 1er septembre au 31 août de l’année suivante, de 300 jours bleus, contre 43 jours blancs et 22 jours rouges.

Un effacement tarifaire devenu peu utile

Dans le contexte de la crise du coronavirus, ce fonctionnement va toutefois être mis entre parenthèses. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient en effet de demander à RTE, le gestionnaire du réseau, de ne plus « tirer » de jours rouges d’ici la fin du mois de mars, et sans doute plus. « Les jours rouges qui seraient déterminés par l’algorithme de sélection des jours Tempo d’ici à la fin de la période seront transformés en jour blanc », détaille la CRE dans un communiqué.

Pourquoi cette décision ? Tout simplement parce qu’avec le confinement et la fermeture de la plupart des commerces et des entreprises, la consommation d’électricité a fortement chuté, de 15% en moyenne par rapport à un mois de mars habituel. Dans ce contexte, « le recours aux effacements tarifaires pour limiter les pointes de consommation apparaît désormais peu utile et pourrait, au surplus, entraîner une augmentation des factures des consommateurs concernés », explique la CRE.

Partager cet article :

© MoneyVox / VM / Mars 2020

https://www.moneyvox.fr/actu/MoneyVox