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Coronavirus : y a-t-il un risque de coupures d'électricité ?

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine - CC Rainer Lippert / Wikimedia

C’est une angoisse pour de nombreux Français confinés chez eux : y a-t-il un risque que la production et la distribution d’électricité soient affectées par l’épidémie de Covid-19 ? Le point.

C’est une des conséquences attendues des mesures de restriction prises par le gouvernement depuis jeudi, pour contenir l’avancée de l’épidémie de Covid-19 : hier, la consommation d’électricité était en baisse de 10% par rapport à un lundi habituel de mars, selon RTE. « Cela tient à la fermeture des commerces et autres lieux publics », explique la direction du gestionnaire du réseau de transport d'électricité : même si la consommation électrique augmente dans les foyers, elle ne compense pas la consommation habituelle dans les magasins et sur les lieux de travail. Et cela devrait encore s’accentuer dans les jours à venir, avec le durcissement des consignes de confinement et la fermeture de nouvelles entreprises.

« Le coronavirus n’a pas d’impact » sur le fonctionnement du réseau

Cela reste une angoisse, toutefois, pour les millions de Français cloîtrés chez eux : y a-t-il un risque de coupures d’électricité ? Dans quelle mesure, RTE (en charge du réseau), Enedis (de l’acheminement) et EDF (de la production et de la commercialisation) sont-elles affectées par le coronavirus ?

Les entreprises concernées se veulent très rassurantes. « Le réseau fonctionne, tout a été mis en œuvre pour permettre la continuité du service tout en assurant la pleine sécurité des salariés. La France continue même d’exporter de l’électricité », explique ainsi la direction de RTE, qui a déclenché dès dimanche son plan de continuité d’activité (PCA) : « Le coronavirus n’a pas d’impact sur notre fonctionnement. Si cela devrait être le cas, nous sommes prêts ».

En amont, le travail des agents chargés d’entretenir le réseau avait déjà été réorganisé pour éviter une épidémie au sein des équipes : « Nous avons veillé à ce qu’ils aient moins de contacts entre eux : certains métiers ne vont plus à la cantine, par exemple, depuis 15 jours. Ils sont également équipés de masques et encouragés à respecter les distances de sécurité », détaille RTE.

Même ton rassurant du côté d’Enedis, qui a également déclenché hier son PCA, après avoir mis en place dès le 1er mars dernier une cellule de crise nationale. Objectif là encore, maintenir les services essentiels : « la conduite des réseaux, le dépannage 7 j/7 24h/24, les urgences vitales et la continuité d’alimentation des sites sensibles comme les hôpitaux », détaille un communiqué.

Pas de centrales nucléaires à l’arrêt

Reste EDF. Hier, l’entreprise a déclenché le plan pandémie dans sa centrale nucléaire de Flamanville, en Normandie, selon une information du Parisien. Une mesure destinée là aussi à assurer la continuité du service en cas d’épidémie, puisqu’elle permet notamment de limiter le nombre de travailleurs présents sur le site en même temps, et donc les risques de contagion. D’autres centrales, parmi les 19 en activité, pourraient suivre dans les jours et semaines à venir, en fonction de l’évolution de la situation de l’épidémie. En attendant, il n’y a « pas de centrales nucléaires à l’arrêt en raison du coronavirus, ni d’épidémie au sein des équipes », assure la direction de RTE. Et ce risque semble aujourd’hui écarté.

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© MoneyVox / VM / Mars 2020

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