Epargne en ligne : Marie Quantier, c'est fini !

Marie Quantier
DR Marie Quantier

La société Q-Hedge Technologies, éditrice du service de gestion conseillée Marie Quantier, a été placée en liquidation judiciaire le 25 juillet.

Surprise : alors que la fintech a levé des fonds en 2018, puis dévoilé des chiffres en hausse en 2019, la société éditrice de Marie Quantier doit cesser ses activités. Pour rappel, lancée en janvier 2015 sur l'épargne en ligne, la plateforme Marie Quantier a parié sur la gestion conseillée, alors que plusieurs autres fintechs misaient, elles, sur la gestion pilotée. Marie Quantier est ainsi un outil d’aide à la gestion financière, les arbitrages sur le contrat d’assurance vie ou sur le portefeuille d’actions restant réalisés par l’épargnant lui-même.

« Les investisseurs ne peuvent plus souscrire notre offre depuis la décision du tribunal », confirme Mathieu Hamel, président de Q-Hedge Technologies. Le service fourni par Marie Quantier à ses « plus de 1 500 clients » actuels va lui aussi cesser : « Nous avons essayé d’informer les clients au maximum, en leur disant que le service ne pourrait plus être maintenu avec exactitude à partir du 1er août », détaille le fondateur. « A partir de demain, 2 août, ils ne pourront plus accéder à leur espace client : la partie applicative, où l’on suit ses investissements sur les marchés. »

Mathieu Hamel se veut rassurant à l’égard des clients, en rappelant que l’argent investi par le biais de Marie Quantier (plus de 71 millions d’euros) n’est pas détenu par Q-Hedge Technologies mais par ses partenaires : « L’argent des clients est toujours chez l’assureur (Suravenir) ou le broker (Interactive brokers). Ils ne perdent pas leur argent ! » Mathieu Hamel les invite donc à se rapprocher de Suravenir, pour les détenteurs d’assurance vie, et il recommande même aux détenteurs de comptes-titres de « transférer les comptes vers Lynx ».

Quid de l’avenir de ce concept de gestion conseillée ? « A ce stade, je remplis à 100% mon rôle de président », répond Mathieu Hamel. « J’ai des obligations envers mes clients, salariés et actionnaires. Et je perds mes ressources financières. Je ne peux pas encore me prononcer sur l’avenir. »

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© cbanque.com / BL / Août 2019