La Banque de France a relevé sa prévision de croissance en France à 1,6% pour 2017, contre 1,4%, grâce à une amélioration de l'environnement européen, a déclaré jeudi son gouverneur, François Villeroy de Galhau.

« La France et l'Europe connaissent un moment favorable grâce à une clarification politique et une embellie économique », a expliqué François Villeroy de Galhau sur France Inter. L'Insee table également sur une croissance de 1,6%. « La France devrait être autour de 1,6% » en 2017, tout comme les deux années suivantes, a-t-il dit. « C'est une vraie reprise même si elle reste modérée. La France est en dessous des 2% de croissance de la zone euro », a ajouté le gouverneur.

Il a exhorté le nouveau gouvernement à mener « des réformes avec une ambition globale de transformation », pour ramener le chômage à 7% à moyen terme. Faute de réforme, la France ne parviendrait pas à ramener le chômage sous les 9%, selon lui.

« Il faut freiner » la hausse de la dépense publique

« La France a fait un certain nombre de réformes mais pas assez. Le cap c'est une France qui interrompt la dérive de ses dépenses publiques, qui a davantage de talents humains et moins de règles inefficaces », a-t-il dit. « La France consacre 56% de son PIB (aux dépenses publiques), nos voisins de la zone euro, c'est 10 points de PIB de moins, soit 20 milliards de moins. Il y a un champ d'action concret », a-t-il ajouté.

« Sur la dépense publique, il faut freiner sa hausse, et associer ça à une réforme des services publics », a poursuivi le gouverneur. Le Premier ministre Edouard Philippe a promis mardi de « stopper l'inflation de la masse salariale du secteur public », qui représente le quart des dépenses publiques de l'Hexagone, et évoqué, sans précisions, des coupes dans le secteur du logement. Il s'est également engagé à tenir l'objectif de 3% de déficit public en 2017.

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Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a, lui, annoncé ce jeudi sur LCI que seraient réalisées « des baisses de dépenses publiques dans tous les ministères », tout en indiquant que le dispositif de baisses d'impôts serait décidé « avant la fin de l'année », « pour que l'essentiel rentre en vigueur » en 2018 et 2019.