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Crédit Agricole : moins d'attaques à main armée, plus d'incivilités

Vol à main armée
© puckillustrations - Fotolia.com

Selon des chiffres du Crédit Agricole, les vols de banques à main armée ont beaucoup baissé au cours des dernières années, et sont appelées à disparaître. Les employés de la banque verte subissent toutefois une hausse des agressions.

32 en 2014, 38 en 2015 : certes, les hold-ups d’agences bancaires ont récemment connu un léger regain dans les 5 enseignes bancaires observées, selon des chiffres de la Fédération nationale du Crédit Agricole publiés par Les Echos (1). Mais le phénomène est désormais sans commune mesure avec ce qu’il était dans les années 1990, où le total annuel dépassait les 1.000 attaques. Le choix des banques de ne plus proposer d’espèces aux guichets a donc été payant.

Ce qui ne veut pas dire que les banques ont cessé d’être des cibles pour les malfaiteurs. L’essentiel des attaques se concentre en effet désormais sur les distributeurs automatiques de billets (DAB), et les « dabistes » chargés de les alimenter. Au seul Crédit Agricole, en 2015, 57 DAB ont été attaqués. Le temps des attaques à l’engin de chantier ou à la voiture bélier est presque révolu : 7 fois sur 10, les malfaiteurs utilisent désormais un mélange de gaz pour faire exploser le distributeur.

Les agressions en hausse de 20%

Si le personnel bancaire est moins souvent victime d’attaques à main armée que par le passé, tout n’est pas rose pour autant. Le Crédit Agricole note en effet, entre 2014 et 2015, une augmentation de 20% des agressions verbales et physiques subies dans son réseau, de l’insulte à la menace de mort, en passant par les dégradations et parfois les coups. Dans un tiers des cas, ces agressions interviennent à la suite du refus d’un paiement ou d’un retrait. Mais elles peuvent également se déclencher en cas de refus de crédit, ou simplement parce que l’attente au guichet est jugée trop longue.

Face à ce regain de violence, le Crédit Agricole a pris certaines dispositions. Elle clôture, d’abord, les comptes des agresseurs. Mais des dispositifs d’urgence sont également testés : un bouton « incivilité », par exemple, qui déclenche la diffusion dans l’agence d’un message d’alerte.

(1) Contacté, la FNCA n’a pas souhaité communiquer ses chiffres à cBanque.

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© cbanque.com / VM / Décembre 2016

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