En cas de perte d’autonomie lors de leurs vieux jours, les Français sont prêts à réduire l’héritage qu’ils laisseront à leurs ayant droits. Ils préfèrent cette solution plutôt que de se reposer sur l’aide de leur famille à en croire un sondage réalisé pour la Fondation Médéric Alzheimer.

Environ 1,2 million de Français sont à ce jour en situation de dépendance, selon les dernières statistiques de l’Insee sur le sujet. Un chiffre qui pourrait doubler à l’horizon 2060, de même source. Les seniors (50-79 ans) sondés par TNS Sofrès et l’Ecole d’économie de Paris (1) envisagent à une nette majorité (plus de 60%) le risque de devenir dépendant « un jour ».

Deux tiers d’entre eux aimeraient pouvoir compter sur l’Etat pour être pris en charge s'ils perdent leur autonomie. Mais seulement un tiers compte réellement sur les pouvoirs publics. Les sondés estiment ainsi devoir se reposer sur leurs revenus mensuels (73%) et leur épargne (66%) pour faire face à la dépendance. Car les Français se montrent peu catégoriques lorsqu’ils sont interrogés sur l’aide familiale. Seuls 6% des sondés comptent très clairement sur leurs proches, et 41% évoquent l’aide familiale sans certitude. Pourtant, les enfants ont une obligation d'aide envers un parent qui ne peut plus assurer sa subsistance.

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Les sondés se disent en revanche très majoritairement prêts à puiser dans leur épargne. Ils répondent « oui » à 69%, « quitte à ce que l’héritage laissé à [leurs] héritiers soit moindre ». Ils préfèrent donc laisser un héritage amoindri plutôt que de vivre à la charge de leurs enfants ou autres ayant droits.

(1) Analyse menée auprès d’un « échantillon représentatif » de 3.390 individus de 50 à 79 ans.