Alors que le Compte-Nickel devrait atteindre le cap des 200.000 comptes ouverts d’ici la fin de l’année, l’un de ses fondateurs, Hugues le Bret, détaille dans une tribune les clés du succès de ce service de paiement distribué en bureau de tabac.

+30% en septembre, +35% en octobre : la croissance de Compte-Nickel s’accélère, constaste Hugues Le Bret, actuel président du comité de surveillance de la Financière des paiements électroniques, l’établissement de paiement à l’origine du service.

Un « engouement » qui trouve d’abord son origine dans un changement des modes de consommation, estime l’ancien patron de Boursorama Banque. Durablement marqués par la crise économique, profitant à fond des possibilités offertes par internet (comparateurs, économie de partage, etc.), les Français ont pris conscience selon lui de « la vacuité de la surconsommation » : « L’époque est à la consommation sobre, réfléchie et comparée. » A la consommation en temps réel également : les clients de Compte-Nickel « ne peuvent plus [se] passer », explique Hugues Le Bret, du « solde à jour immédiatement », de « l’information préalable sur les prélèvements », du « versements des allocations CAF avant tout le monde », etc.

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A cette évolution des usages s’ajoute une modification de l’écosystème bancaire. Les trois métiers historiques de la banque de détail, la tenue du compte, l’épargne et le crédit, sont de plus en plus déconnectés les uns des autres. « Le législateur y pousse [et] les évolutions technologiques accélèrent le phénomène », constate Hugues Le Bret. « De plus en plus de spécialistes émergent sur tous les métiers du paiement et du crédit, de la data, de l’épargne. »

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