L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) compare dans une étude les différents types d’investissement immobilier (physique, SCPI, foncière) et les principales familles de placements. Et ce sur le moyen ou le long terme, afin d’éviter de se borner aux rendements des dernières années. Sur 30 ans, ce sont les actions qui se détachent.

Eviter d’être « prisonniers du moment présent ». C’est pour prendre du recul sur les rendements court-termistes que l’IEIF, institut spécialisé dans l’investissement immobilier, a élaboré une comparaison des rendements annuels sur plusieurs dizaines d’années. D’autres organismes ont par la passé publié des études similaires, avec des résultats contradictoires selon les périodes choisies : l’or et l’immobilier physique au top pendant les années 2000 selon Meilleurtaux et Asterès, les obligations et les actions sur 25 ans (1988-2013) selon l’Autorité des marchés financiers.

Dans son communiqué, l’IEIF a choisi d’analyser les performances sur 30 ans, de 1984 à 2014, tout en les comparant sur d’autres périodes (40, 20, 10 et 5 ans) en calculant leur rendement moyen selon le taux de rentabilité interne (1). Sur les longues périodes (30 et 40 ans), l’ordre est globalement le même, alors qu’il s’inverse pour certains placements sur des horizons plus courts, à la faveur de l’or sur 10 ans, par exemple, ou à la défaveur de l’assurance-vie en euros sur les 5 ou 10 dernières années.

Le taux de rentabilité interne sur 30 ans (1984-2014)

Sur le long terme, se détachent donc les placements en actions, l’immobilier parisien et les sociétés foncières cotées avec un rendement supérieur à 10% par an (hors fiscalité) depuis 1984. L’assurance-vie (fonds en euros), les SCPI et les obligations constituent un second groupe, autour de 6%-8%. Ferment la marche l’or (2,3%), les forêts (2,7%), dont la rentabilité dépasse de peu l’inflation moyenne sur la période (1,9%). Le Livret A affiche lui un rendement annuel moyen de 3,7% sur 30 ans selon l’IEIF.

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Les conclusions de cette étude s’approchent de celles de l’AMF en décembre 2013. L’Autorité avait choisi de mesurer les placements sur 25 ans et les actions (avec réinvestissement des dividendes) apparaissaient comme le placement le plus rentable sur cet horizon, et ce malgré les soubresauts des marchés.

L’immobilier, le compromis risque-rentabilité

Spécialisé dans l’immobilier, l’IEIF met logiquement en exergue les points forts des différents types d’investissements immobiliers : si les foncières cotées présentent une volatilité élevée, c’est moins le cas des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) et de l’investissement dans le logement à Paris. La palme de l’irrégularité de rendement revient à l’or, qui fait finalement clairement figure de dernier de la classe sur le long terme.

(1) Schématiquement, le TRI est un indicateur permettant de ramener une perfomance long terme à un taux de rentabilité sur un an.