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Trois profils types d'épargnants français : locataire célibataire, cadre et retraité

Epargne qui croît
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L’Insee a publié ce matin une étude sur les revenus et le patrimoine des Français. L’occasion de caractériser trois profils d’épargnants différents (1), plus ou moins économes.

16% des revenus, c'est ce que les Français parviennent à mettre de côté en moyenne en l'espace d'un an, selon une étude de l'Insee portant sur les revenus et le patrimoine des ménages. Si les données de l’institut de la statistique portent sur l’année 2009, cette enquête permet de pointer de très fortes disparités : un quart de la population réussit à épargner 33% de ses revenus annuels. Un autre quart doit pour sa part puiser dans ses réserves à hauteur de 13% de ses revenus.

Jeune locataire célibataire : 3% des revenus épargnés

Le ou la locataire célibataire de moins de 30 ans épargne clairement moins que le reste de la population. Le taux d'épargne médian est de 3% pour les locataires. En clair, la moitié d'entre eux économise plus de 3% de ses revenus annuels, et l’autre moitié moins de 3%. A titre de comparaison, ce taux atteint 21% pour les personnes logées gratuitement, 25% pour les ménages accédant à la propriété.

Comme les locataires, les jeunes épargnent peu : 3% pour les moins de 30 ans. Même constat pour les célibataires (4%), qui émargent parmi les foyers les moins économes. Seules les familles monoparentales ont encore plus de difficultés à mettre de l’argent de côté, avec un taux d'épargne médian de 2%. Les ménages thésaurisant le plus sont les couples avec un enfant (25%).

Cadre avec un bac +5 : 20% à 30% économisés

Sans surprise, étant donné leur niveau de revenus, les cadres mettent plus d’argent de côté (29%) que les populations inactives hors retraités (-4%). Au niveau des catégories professionnelles ayant le plus de facilité à épargner, suivent les professions libérales (24%) et les agriculteurs exploitants (20%).

Les mêmes disparités apparaissent en fonction du niveau de diplôme : les personnes diplômées du deuxième et du troisième cycle universitaire, niveau de qualification qui permet a priori plus aisément d’accéder à un statut cadre, économisent plus (22%) que les non-diplômés (8%). A noter : les titulaires d’un CAP ou BEP semblent disposer d’une capacité d’épargne un peu plus forte (15%) que les titulaires d’un bac technique ou professionnel (13%) ou que les diplômés du premier cycle universitaire (13%).

Retraité(e) vivant à la campagne : un épargne modérée

Dans quelles villes ou communes les habitants ont le plus de marge, financièrement ? Dans les communes rurales, où le taux d'épargne médian atteint 17%. Le taux le plus faible (11%) concerne les agglomérations de 100.000 à 200.000 habitants. A noter qu'en région parisienne, le taux élevé (15%) cache de très fortes disparités : un quart de la population a mis 35% de ses revenus de côté en 2009 alors que, dans le même temps, un autre quart a dû puiser l’équivalent de 17% de ses revenus dans son épargne pour vivre.

Contrairement aux autres inactifs, les retraités disposent pour leur part d’un taux d’épargne (12%) très proche du taux médian national (13%). En revanche, leur capacité à mettre de l'argent de côté s'érode au fil des années : de 14% pour les 60-69 ans, elle tombe à 8% pour les plus de 70 ans.

(1) Les trois profils ont été élaborés de manière arbitraire. Ils ont toutefois été choisis de manière à couvrir plusieurs pans de la population et de manière à dresser à chaque fois un portrait-robot correspondant soit à une personne épargnant pas ou peu, soit à une personne ayant une forte capacité d’épargne. Par ailleurs, tous les taux d’épargne médians cités s’entendent « avec biens durables », les dépenses durables telles qu’une voiture, un lave-linge ou un ordinateur ont été comptabilisées dans la catégorie consommation, ce qui a par conséquent tendance à abaisser le taux d’épargne.

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© cbanque.com / BL / Juillet 2014

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