La peur de la cybercriminalité est de plus en plus présente chez les banquiers et professionnels du secteur, selon la dernière étude mondiale « Banking Banana Skins ». Réalisée en association avec PwC, la 11e édition de cette étude souligne que le risque technologique, porté par la cybercriminalité, a fait un bond dans le classement des principaux risques pour les banques.

Le risque technologique est passé de la 18e à la 4e place en 2014 : un bond de 14 places en deux ans, selon la 11e édition de l’étude biennale du groupe de réflexion CSFI (Center for the study of financial innovation), intitulée « Banking Banana Skins », qui identifie les principaux risques pour les banques. Les professionnels du secteur qui ont répondu à cette étude (1) estiment donc que le risque technologique est plus important pour leur établissement que la gestion du changement, qui arrive en 14e position, la liquidité (15e) ou bien encore qu’un système bancaire parallèle (20e), « principalement en raison des inquiétudes accrues concernant la cybercriminalité », explique les rapporteurs de l’étude.

Des inquiétudes différentes selon les continents

Avec la montée en puissance des nouvelles technologies au sein du système bancaire, le risque technologique « ne peut que s’aggraver » craint l’un des participants à cette étude. De plus, si la cybercriminalité continue d’augmenter, les professionnels du secteur craignent qu’elle pèse sur les termes financiers des banques ainsi que sur leur réputation. « Mais si la technologie suscite également de fortes préoccupations du fait du vieillissement des systèmes, elle ne constitue pas pour autant une priorité d’investissement », constate le rapport.

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Toutefois, l’étude « Banking Banana Skins » met en évidence d’importantes disparités régionales. Si le risque technologique est le 4e risque cité à l’échelle mondiale, les inquiétudes divergent selon les continents . Notamment en Europe où la crainte des cyber-attaques n’apparaît qu’en 9e position. Les Européens sont bien plus préoccupés par les réglementations bancaires et les facteurs politiques. En revanche, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, le risque technologique inquiète davantage les banquiers et régulateurs bancaires puisque celui-ci est cité, respectivement, en 2e et 3e position, derrière la régulation pour l’un, la conjoncture économique et les taux d’intérêt pour l’autre.

(1) Les résultats de l’étude reposent sur les réponses de plus de 650 banquiers, régulateurs bancaires et observateurs proches du secteur bancaire dans 59 pays différents.