Pour le premier ministre François Fillon, malgré le contexte de « ralentissement » économique, la France n'a « pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel », mais doit poursuivre les réformes de structure déjà engagées.

« Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel », a déclaré hier le premier ministre après l’annonce, la semaine dernière, par l’INSEE d’une baisse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

Pour M. Fillon, cette « estimation négative « n’est que « le reflet français de la tendance générale de l'économie mondiale en cette période: une tendance qui est celle du ralentissement ». Il a ajouté qu’il « n'est pas raisonnable de parler de récession » car l'année 2008 sera celle d'une « croissance positive » en France.

« Investir avec de l'argent public dans une relance de l'économie n'aurait aucun sens, aucune efficacité, donc la seule réponse à la situation, c'est celle que nous proposons, c'est-à-dire celle des réformes de structure », a-t-il assuré.

Selon François Fillon, qui se présente comme « ni optimiste, ni pessimiste », il s’agit d’ « un cap difficile à passer …[mais] le gouvernement aborde cette période sans surprise, avec sang-froid et avec pour objectif principal de muscler l'économie française pour lui permettre de mieux réagir dans une compétition d'un niveau de plus en plus élevé ».

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Répondant aux attaques du Parti Socialiste sur le paquet fiscal, le chef du gouvernement a rappelé que « lorsque l'ensemble des mesures produisent leurs effets, l’impact de la loi TEPA sur la croissance est de l'ordre de 0,3% ».

Sur la question du pouvoir d’achat des personnes les plus modestes, le premier ministre a évoqué la tenue en septembre d’une session extraordinaire des députés afin d’examiner les projets de loi sur l'intéressement et la participation, et la mise en place du Revenu de solidarités actives.