Bertrand Delanoë, maire de Paris (PS) souhaite que les parlementaires, occupant un logement de l'OPAC «soient invités à le libérer».

C'est le site d'information Rue 89, qui a mis le feu en poudre en évoquant cette semaine une annonce de la questure de l'Assemblée proposant aux députés « une bonne affaire » de l'OPAC, un deux-pièces de 50 m2 pour 640 euros.

Selon l'Office Public d'Aménagement et de Construction, une convention signée en 1953, permet de réserver aux fonctionnaires et agents des deux chambres, un certain nombre de logements : 50 pour l'assemblée, 34 pour le sénat.
Depuis 2001 et l'arrivée de la gauche à la mairie de Paris, « aucun » des 11 logements réattribués dans le cadre de la convention ne l'ont été à un parlementaire.

L'OPAC admet pourtant que « deux députés et trois sénateurs sont encore logés par l'Office dans le cadre de ces conventions », un reliquat du passé.

Le quotidien le Parisien a révélé que Christiane Taubira, députée de Guyane faisait partir des « députés et autres sénateurs hébergés à peu de frais ». Selon le journal, elle paie à l'Office un loyer de près de 1.000 euros pour 80 m2, un tarif en dessous du marché. Information contestée par la députée qui accuse le quotidien de « nourrir l'antiparlementarisme brut ». Mme Taubira affrime que l'appartement est sa « permanence parlementaire », qu'elle a respecté les « procédures » et qu'elle n'a profité d' « aucun passe-droit ».

Pour Bertrand Delanoë, « à la demande de la Ville, aucune attribution de ces logements - qu'ils soient sociaux ou non - ne peut aujourd'hui bénéficier à des parlementaires ». Le maire de Paris « souhaite » que les parlementaires encore logés par l'OPAC « soient invités » à partir.

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Le directeur général de l'OPAC, Jean-François Gueullette, a expliqué qu'un « travail de persuasion » avait été lancé par l'office auprès des parlementaires en question. Cependant, l'OPAC ne peut exercer de contrainte, puisque juridiquement, « le maintien dans un logement social n'est pas limité dans le temps ».