D’après une étude de l’Insee publiée aujourd’hui, intitulée « le revenu et le patrimoine des ménages », l’écart de niveau de vie entre les ménages les plus aisés et les plus pauvres s’est encore creusé entre 2004 et 2007. Alors que les hauts revenus ont fortement augmenté, les foyers les plus modestes ont vu leur niveau de vie baisser. Les premiers touchés par la pauvreté sont les familles monoparentales, les immigrés et les chômeurs.

Selon l’institut de statistiques, la moyenne des très hauts revenus a augmenté de façon très importante ces dernières années. Ainsi les salariés les mieux rémunérés du privé, dirigeants ou financiers, ont été payés sept fois plus que la moyenne des salariés à temps complet sur la période 2004/2007 et ont bénéficié de hausses de salaire.

Durant cette même période, le nombre de personnes déclarant gagner plus de 100.000 euros par an a augmenté de 28% et celles déclarant gagner plus de 500.000 euros par an de 70%. Ces personnes à très hauts revenus ne représentent qu'1% de la population, mais perçoivent 5,5% des revenus d’activité, 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus values, levée d’options).

Le taux de pauvreté ne baisse plus

Dans les calculs de l’Insee, une personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle touche un revenu égal ou inférieur à 908 euros. Huit millions de personnes, soit 13,4% de la population, rentre dans cette catégorie.

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Le taux de pauvreté pour la période 2004/2007 a connu une « relative stabilité après une longue baisse », selon Jean-Louis Lhéritier, expert de l’Insee. Les plus exposés à la pauvreté sont les familles monoparentales, les chômeurs et les personnes vivant dans un ménage immigré. Les immigrés ont globalement  « un niveau de vie d’un tiers inférieur au niveau de vie des personnes vivant dans un autre ménage », a expliqué Jean-Louis Lhéritier à RFI . Selon le rapport de l’Insee, le revenu disponible moyen d’un ménage immigré était de 25.390 euros par an contre 33.270 euros pour les autres ménages.