Malgré une croissance plus importante que prévue au quatrième trimestre (+0,6%), la France a enregistré en 2009 sa pire récession de l'après-guerre, avec un PIB en recul de 2,2%.

L'annonce, ce matin par l'Insee, des premiers résultats des comptes nationaux pour le quatrième trimestre a confirmé ce que tout le monde, y compris le gouvernement, supposait déjà : avec un PIB en recul de 2,2%, la France a bien connu, en 2009, sa pire récession depuis 1945.

Seule consolation, ce chiffre est assez nettement inférieur à celui de l'Allemagne (-5%) ou de la Grande-Bretagne (-4,8%). Cela, entre autres, grâce à un rebond de croissance en fin d'année.

Pour la quatrième trimestre, l'Insee avance en effet un chiffre de +0,6%, meilleur que prévu. De quoi rasséréner le gouvernement, quelques jours après subi les critiques de la Cour des comptes, notamment sur le coût du plan de relance pour le budget de l'Etat. Christine Lagarde, la ministre de l'économie, n'a d'ailleurs pas manqué de s'emparer de la bonne nouvelle, estimant, dans un communiqué, que « les mesures de relance mises en place par le gouvernement en 2009 ont été couronnées de succès. »

Rebond de la consommation

Selon l'Insee, ce rebond de croissance est dû, notamment, à la bonne tenue au quatrième trimestre de la consommation des ménages, en hausse de 0,9%, contre 0,1% seulement au troisième trimestre. Cette augmentation a été largement portée par la progression des achats d'automobiles (+8%) grâce au dispositif de la prime à la casse.

La production de biens et services croît également, à +0,6% contre +0,3% le trimestre précédent. Toutes les branches sont concernées par cette progression, notamment l'énergie et les services aux entreprises. Seule la production manufacturière a légèrement décéléré, à +1,7% contre +2% entre juillet et septembre.