Annoncé par son PDG, Pierre Gadonneix, l’opération constituée d’obligations d’un montant de 1.000 euros débutera le 10 juin prochain, pour un mois, et sera accessible dans tous les établissements bancaires.

Pour assurer ses besoins de financements, l’opérateur en énergie se tourne aujourd’hui vers le grand public, comme il l’avait précédemment fait dans les années 80 pour financer ses investissements dans le nucléaire, et espère récolter ainsi 1 milliard d’euros. Cet emprunt, d’une durée de 5 années, sera rémunéré au taux annuel de 4,5%, jugé « très compétitif par rapport aux autres produits d’épargne » par Pierre Gadonneix.

Afin d’assurer l’information du public, EDF met à la disposition des particuliers un numéro vert d’information, le 0 800 000 708. La souscription sera ouverte jusqu’au 10 juillet prochain.

L’annonce de cette opération à suscité des commentaires de la CGT qui réclamait dès les rumeurs de l’opération « qu’il n’y ait pas d’augmentation de tarif pour payer l’emprunt et un contrôle démocratique de l’utilisation de l’épargne des français ». La centrale syndicale, qui accepte le principe de l’opération et souhaite que les fonds servent à réaliser des investissements en France et en Europe, s’inquiète néanmoins que l’emprunt puisse servir « à couvrir des achats coûteux à l'international comme British Energy ou Constellation ». Deux opérations qui ont respectivement coûté à l’électricien français 13,5 et 3,5 milliards d’euros auxquels il faut ajouter les 1,3 milliards investis au capital du belge SPE. La CGT dénonce également « les 2,3 milliards de dividendes versés aux actionnaires pour l’exercice 2008 alors que l’entreprise fait état de besoins financiers ». En 2008, l’endettement d’EDF s’est alourdit de 50% pour atteindre 24,5 Md€.

Électricité, gaz : réduisez votre facture avec notre comparateur en ligne

Pierre Gadonneix indique que « EDF est en train d’investir, d’investir massivement » et ajoute qu’en 2009 l’entreprise allait « accroitre l’investissement de 40% par rapport à 2008, c’est-à-dire 2,5 milliards d’euros de plus, soit 20.000 créations d’emploi que nous allons permettre chez nos fournisseurs ». Une partie des fonds levés à l’occasion de cet emprunt obligataire pourrait être utilisé à désendetter l’entreprise.