Selon le baromètre Finansol - Ipsos - La Croix, les investissements dans l’épargne solidaire sont en progression, en 2008, même si les encours sont eux stables.

En 2008, l’encours des produits d’épargne solidaire aura atteint le montant de 1,634 milliard d’euros contre 1,625 milliard d’euros l’année précédente, soit une légère progression de 0,5% qui s’avère être très contrastée entre les différents types de placements disponibles.

Ainsi, alors que les actions non cotées progressaient de 23% et les livrets solidaires de 28% pour devenir « des valeurs refuges » selon Finansol, les OPCVM et les fonds d’épargne salariale solidaire ont eux reculés de 19,81%, subissant, comme l’indique l’association professionnelle, « de plein fouet les effets de la crise ».

Toujours selon Finansol, les investissements solidaires, qui permettent de financer des projets liées à la réinsertion, au développement ou à la protection de l’environnement, ont, quand à eux augmentés de 34% pour atteindre 379 millions d’euros.

Ils auront permis de créer ou maintenir 20.000 emplois et d’assurer le logement de 1.500 familles. L’habitat représentant 38% des financements.

Une formule d’épargne de plus en plus connue

Une autre étude menée par l’Ipsos note, qu’aujourd’hui, 40% des personnes interrogées indiquent avoir entendu parler de l’épargne solidaire, contre 35% l’année précédente. Elles n’étaient que 13% en 2001.

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Et si 35% des épargnants qui n’ont pas encore souscrits dans ce type de produits se déclarent prêts à considérer d’autres points que le profit pour déterminer leur façon d’épargner, ils ne sont que 7% à déclarer l’avoir déjà fait.

Un « chiffre supérieur à la réalité » estime François de Witt, président de Finansol, qui considère plus raisonnable de le placer à 1%.